LES BRACELETS

 

Si l’oeil se porte en premier sur le cadran et le boîtier, c’est le bracelet qui maintient la montre sur le poignet. Ce rôle peut sembler à priori basique et secondaire. Cependant, le bracelet d’un garde-temps a toute son importance. Au-delà de souligner les contours et les couleurs de la montre en lui donnant du style, il assure confort et résistance face aux outrages du temps, selon le modèle choisi. Car c’est bel et bien lui qui supporte nos manipulations quotidiennes.

 

Les uns privilégieront le style et le design, tandis que d’autres préféreront la souplesse et la robustesse. Quels que soient vos goûts et l’utilisation que vous ferez de votre montre, vous trouverez votre bonheur dans le vaste choix de bracelets existants, auprès de producteurs de masse ou auprès d’artisans spécialisés pour une confection sur mesure et personnalisée. Aujourd’hui, à l’initiative de nombreux concepts tel que ceux des barrettes à pivot ou à ergot, il est depuis de plus en plus aisé et rapide de changer le bracelet de son garde-temps afin de le personnaliser et de lui offrir un style différent au gré de votre humeur.

LES MATERIAUX DES BRACELETS

 

Les bracelets en cuir

 

Matière noble par excellence pour les montres d’entrée ou haut de gamme,  le cuir est confortable et agréable à porter. Également chic et naturel, il est utilisé en horlogerie depuis l’essor des montres-bracelets. Il représente un produit raffiné qui implique plusieurs opérations, généralement effectuées à la main. Le plus souvent, le cuir de vache est employé, mais on retrouve aussi l’utilisation d’autres peaux plus sophistiquées, comme le cuir d’alligator, produit en majorité en Amérique du Nord, le cuir de veau, le cuir d’autruche, le cuir pied de poule ou encore celui de requin et serpent.

 

Il est à noter que les bracelets en cuir réagissent à la transpiration  et à l’humidité. Dès lors, pour éviter ce désagrément, il est préférable de ne pas porter ce type de montre toute la journée et surtout, s’il fait très chaud, veillez également à ne pas mouiller le bracelet. Par ailleurs, et si vous portez votre montre de façon quotidienne (en fonction du niveau de sudation du poignet), le changement du bracelet pourra être nécessaire tous les deux à quatre ans.

Bracelet cuir "vintage" avec surpiqûres

Squale – Matic Tropic blue
  ©Squale

Bracelet cuir "pied de coq"

Valpin – LR05N
  ©ChronoPrivé

Les bracelets en métal

 

En acier, or, inox ou titane, les bracelets métalliques forment la seconde catégorie importante de bracelets de montre. Ils sont apparus plus tard car ils requièrent des moyens particuliers à la conception et la fabrication. Ils prennent la forme d’une chaîne de maillons et la qualité, ainsi que la créativité de cette “mosaïque” donnent son style au bracelet. Disponible en différentes coloris (or rose, blanc, doré, argent ou encore inox) et très populaire sur le segment des plongeuses, le métal a également beaucoup de succès en joaillerie. Solide et durable, tout en étant esthétique et plutôt confortable au quotidien une fois bien ajusté, le bracelet en métal utilise souvent le même matériau que le boîtier. Par ailleurs, ces dernières années, la maille milanaise, en forme de fils tressés, a opéré un vrai retour en grâce.

 

Néanmoins, les détracteurs du bracelet en métal lui reprocheront un aspect parfois massif  et un toucher un peu froid.

Bracelet en acier inoxydable 316L

Auricoste – Spirotechnique 300M
  ©Auricoste

Bracelet en acier inoxydable 316L

Emile Chouriet –  Challenger Cliff
  ©ChronoPrivé

Les bracelets en caoutchouc

 

Ils sont en matières synthétiques comme le plastique souple composé d’élastomères, ou en silicone constitué de polymères élastiques. Moins luxueux et plus décontractés, les bracelets en caoutchouc sont néanmoins de plus en plus employés en haute horlogerie.  Par ailleurs, ils présentent de grands avantages, tels que la fiabilité, le confort et la longévité. Idéals pour un chronographe sportif, une montre de plongée ou d’aventure, le caoutchouc donne un style lifestyle et dynamique à la montre. Par ailleurs, il en existe de nombreux modèles comme le caoutchouc tropic, gaufré ou lisse.

Bracelet type "plongée" en caoutchouc

Squale Matic – bracelet caoutchouc
  ©ChronoPrivé

Bracelet en caoutchouc "gaufré"

Les bracelets NATO

 

Née dans les années 1960, le bracelet “NATO” (North Atlantic Treaty Organization, en français OTAN) a été inventé pour des raisons militaires. Il fut élaboré par le Ministère de la défense britannique qui désirait fabriquer un bracelet ultra résistant. L’institution a réalisé deux références : l’une pour l’armée de terre et les forces maritimes et l’autre pour l’armée de l’air. Par la suite, ce type de bracelet en textile a été récupéré par la société civile.

 

Aujourd’hui, pour la plupart des personnes, NATO rime avec créativité et décontraction. Ces bracelets en nylon d’une seule pièce, sans couture apparente, sont extrêmement résistants  et très confortables, puisque légers et laissant la peau respirer.  Par ailleurs, ils sont interchangeables, lavables, peu onéreux et offrent un large éventail de couleurs et de motifs. En outre, le tissu ne se limite pas qu’au nylon et les doublages permettent toutes les fantaisies comme l’utilisation du tweed, de la flanelle ou de la toile peinte.

Bracelet NATO

Auricoste – Spirotechnique Black DLC
  ©ChronoPrivé

Bracelet NATO

Auricoste
  ©ChronoPrivé

D’autres matières de bracelets 

 

En plus des matières décrites ci-dessus, il existe d’autres types de bracelets, plus rares, en tissu alcantara ou en céramique, une matière légère, résistante et appréciée pour les modèles sportifs.

Bracelet en alcantara

Valpin – LR03
  ©ChronoPrivé

Bracelet en céramique

Rado – True Automatic Open Heart
Credit photo : rado.com

LES FERMOIRS DE BRACELETS

 

Ils permettent de fixer ensemble les deux extrémités libres du bracelet. Il est essentiel que le fermoir dure, ménage la peau et reste toujours parfaitement fermé, en toute circonstance. Par ailleurs, il doit s’intégrer harmonieusement dans le design du garde-temps. Il existe différents types de fermoirs, dont les principaux sont la boucle à ardillon, la boucle déployante et le fermoir à clip.

La boucle ardillon

 

Il s’agit du fermoir le plus courant, simple et ancien. Son système est le même que pour fermer une ceinture. Il est constitué d’une tige métallique: l’ardillon, qui s’insère dans les trous du bracelet en fonction de la taille du poignet. Il convient uniquement aux bracelets souples, tels que le cuir et le caoutchouc. Par ailleurs,  il est employé tant sur des montres très haut de gamme que sur celles produites en masse.

 

Cependant, il a tendance à user le bracelet, doit être ajusté à la bonne taille du poignet à chaque utilisation de la montre et ne retient pas le garde-temps au poignet s’il s’ouvre accidentellement.

Boucle ardillon

La boucle déployante

 

Beaucoup plus sophistiquée que la boucle à ardillon et ne marquant pas le bracelet, il s’agit d’un système articulé qui se replie sur lui-même. Ce type de fermoir est le plus répandu sur les bracelets métalliques, bien qu’il se retrouve sur les bracelets en matière souple également.

 

Par ailleurs, la boucle déployante contient un système de verrouillage qui sécurise la montre au poignet et permet de ne jamais ouvrir en deux parties distinctes le bracelet, contrairement à la boucle à ardillon. Il existe différents types de fermoirs à boucle déployante, dont :

 

1- la boucle déployante simple : elle est composée d’une seule articulation qui se déploie et se replie sur elle-même, en “V”, grâce à des pressions latérales ou par un rabat de sécurité.

 

2- la boucle déployante double (dite papillon) : variante de la boucle déployante simple, elle bénéficie d’une double articulation rattachée à un bloc principal permettant une ouverture ou une fermeture en deux temps.

Boucle déployante "simple" double lame

Squale – bracelet Mesh milanaise
  ©ChronoPrivé

Boucle déployante "double" triple lame

Le fermoir à clip

 

Relativement proche du fonctionnement de la boucle déployante, il est constitué d’un système plus simple de levier permettant d’ouvrir ou de fermer la montre. Il suffit de “clipser” la montre pour la fermer. L’adaptation de la taille au poignet se fait une seule fois grâce à un système coulissant sur le bracelet. Il s’agit d’un fermoir très répandu sur les bracelets à mailles milanaises et fort apprécié des marques de mode concevant notamment des montres bijoux, car il a la particularité d’être discret.

Fermoir à clip sur bracelet Mesh mailles milanaises

Les bracelets sans fermoir

 

Moins courants et utilisés avant tout pour des montres techniques ou dédiées au sport, les bracelets sans fermoir se retrouvent principalement sur les montres digitales et électroniques. Ce type de bracelet peut, par exemple, être un ruban muni d’un velcro ou d’un autre système d’attache.

Bracelets en silicone sans attache

Credit Photo  : esiae.fr