En horlogerie, un “mouvement” est l’ensemble des pièces qui permettent de faire fonctionner une montre.

 

Le mécanisme d’une montre porte également le nom de “calibre”, en particulier s’il est mécanique. La notion de calibre indique plus spécifiquement la référence du mouvement d’une montre, c’est-à-dire le nom du modèle du mouvement.

LES DEUX GRANDES FAMILLES DE MOUVEMENTS DE MONTRE

 

Deux grandes familles de mouvements de montre sont à distinguer : le mouvement électronique à quartz et le mouvement mécanique.

Montre à quartz (pile)

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Mouvement électronique à quartz

Montre mécanique

Maurice Lacroix Masterpiece – mouvement mécanique
  ©ChronoPrivé

LE MOUVEMENT ELECTRONIQUE A QUARTZ

 

Ce mouvement utilise une batterie ou une pile comme source d’énergie principale. Cette pile envoie un courant électrique dans un petit cristal de quartz nommé oscillateur à quartz,  afin de l’électrifier et de le faire vibrer. Les vibrations créent des oscillations au mouvement qui font avancer les aiguilles.

 

Concernant le quartz, il s’agit d’un minéral dur constitué de silice et d’oxygène. Il présente une propriété physique particulière, celle d’être piézoélectrique. Ce terme indique que le cristal a la capacité de se détendre et de se rétracter lorsqu’un courant électrique le traverse. Ce mouvement peut aller si rapidement qu’il s’en crée des milliers en une seule seconde. Par ailleurs, ces vibrations demeurent stables et uniformes. Pour cette particularité, dès le début du 20ème  siècle, les horlogers se sont intéressés à ce minéral afin de l’intégrer dans les mouvements de montre.

Cristal de quartz

Les montres à quartz  offrent deux modes d’affichage :

 

1- l’affichage analogique, avec des aiguilles

 

2- l’affichage numérique, qui ne contient aucune transmission mécanique. Les impulsions sont directement adressées du circuit intégré à l’écran à cristaux liquides.

Affichage numérique

Montre Qlocktwo W – Credit Photo : Qlocktwo.com

Le mouvement électronique à quartz a l’avantage d’être très précis et de ne requérir quasiment aucune maintenance, mis à part le remplacement de la pile. De plus, son fonctionnement ne nécessitant que peu de pièces, son coût de production est très faible. A noter cependant que pour les amateurs de belles montres, ce mouvement ne présente qu’un faible intérêt du point de vue de la réalisation technique, en comparaison de l’ingéniosité et du savoir-faire horloger nécessaire à la fabrication des mouvements mécaniques.

LE MOUVEMENT MECANIQUE

 

Une montre entièrement mécanique fonctionne sans apports d’éléments électroniques. Son système est composé de roues dentées interdépendantes et son énergie est emmagasinée dans le ressort du barillet.

 

Il existe deux sortes de mouvements mécaniques : le mouvement mécanique à remontage manuel et le mouvement mécanique à remontage automatique.

 

La distinction entre ces deux types de mouvement se situe dans la manière dont le ressort du barillet (source d’énergie mécanique) est comprimé.

 

Pour plus d’informations :  Comprendre l’horlogerie [1/5] – Fonctionnement & Habillage

Un garde-temps mécanique fonctionne de façon optimale lorsqu’il est remonté au maximum. Quand la réserve de marche, soit le temps d’autonomie dont la montre a besoin pour consommer toute l’énergie emmagasinée dans le barillet, diminue, la montre devient de plus en plus imprécise et finalement s’arrête.

LE MOUVEMENT MECANIQUE A REMONTAGE MANUEL

 

Nommé également “mouvement manuel”, il date du 16ème siècle. Ce dernier représente le plus ancien type de mouvement horloger. Un remontage quotidien est requis afin de faire fonctionner la montre de manière optimale. Le réglage se fait après avoir ôté la montre du poignet pour écarter tout dommage éventuel au mouvement. Le remontage manuel se situe au niveau de la couronne de la montre. Celle-ci doit être tournée manuellement dans un mouvement de bas en haut, jusqu’à ce qu’une petite tension apparaisse. Il est conseillé de veiller à ne pas poursuivre le remontage de la couronne lorsque la tension se fait sentir, au risque d’endommager la montre.

Mouvement remontage manuel

Armand Nicolet – mouvement manuel AN0712A
  ©ChronoPrivé

Montre mécanique

Armand Nicolet L11 OHM équipé du mouvement manuel AN0712A
  ©ChronoPrivé

LE MOUVEMENT MECANIQUE A REMONTAGE AUTOMATIQUE

 

L’industrie horlogère n’est pas unanime concernant l’origine de cette invention datant du 18ème siècle. Cependant ce dispositif fut massivement utilisé avec l’avènement des montres à bracelet au début du 20ème siècle avec des marques comme Fortis, Blancpain ou encore Rolex.

Egalement appelé “mouvement automatique”, ce système est possible grâce à l’ajout d’un rotor (ou masse oscillante) au mécanisme. Les mouvements du poignet qui porte la montre font tourner le rotor, qui, en engrenant un rouage remonte ainsi le ressort du barillet.

 

Le mouvement automatique a l’avantage de pouvoir également être remonté manuellement. C’est le cas notamment pour un redémarrage, soit lorsque la montre n’a pas été portée durant une période allant au-delà de la réserve de marche (environ 40 heures). Le remontage automatique par le mouvement du poignet intervient tant que le garde-temps est porté.

 

Ce type de mouvement mécanique est pratique et davantage apprécié des amateurs de fine horlogerie car il ne requiert pas de réglage quotidien.    

 

Toutefois, au vu du style de vie citadin et bureaucratique moderne, la mobilité du corps s’est considérablement réduite. Dès lors, il est fréquent que de nombreuses personnes découvrent que leur garde-temps devient imprécis ou même s’immobilise. Pour remédier à ce désagrément, il suffit de remonter de quelques tours la couronne de la montre après l’avoir mise à la bonne heure.

Mouvement mécanique à remontage automatique

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Pequignet – Calibre royal
  ©ChronoPrivé